Les BEATLES intégralement remasterisés (Archive)
Salut les amis,
Comme c’est dit dans le titre, une intégrale des Beatles sort demain en version remastérisée avec en cadeau (vu le prix je pense qu’on le paie quand même) un DVD contenant des images inédites des sessions d’enregistrements des albums. On se demanderait presque si ce n’est pas le seul intérêt d’un tel produit. Car dans à peine 4 ans, les premiers titres du groupe commenceront à tomber dans le domaine public (le copyright des enregistrements musicaux est de 50 ans en Angleterre).
Pour rendre hommage à cette alchimie géniale qui régna au sein du groupe pendant à peine 7 ans et qui révolutionna la musique populaire, voici une liste chronologique de quelques-uns des chefs-d’œuvre à écouter ou réécouter :
Twist And Shout, reprise de Bert Russell lors d’un show TV. La version des Beatles marque par son énergie. Pour le disque, elle fut capturée à la fin d’une session d’enregistrement de 9h, ce qui explique la voix cassée de John Lennon.
Composé par McCartney en 1963 durant la tournée avec Roy Orbison, All My Loving est un des premiers gros succès des Beatles.
En 1964 les Beatles sortent leur premier film A Hard Day’s Night. Même s’il n’est pas un chef-d’œuvre, on y retrouve l’ambiance fraternelle qui unissait les 4 amis. C’est l’occasion de découvrir de nouvelles chansons dont les excellentes I Feel Fine, Any Time At All, A Hard Day’s Night et l’incontournable Can’t Buy Me Love écrite encore par Paul Mc Cartney. En avril 1964, les Beatles ont 12 chansons dans le top 100 du magazine Bilboard aux USA. Les 5 premières places sont tenues par Can’t Buy Me Love, Twist And Shout, She Loves You, I Want To Hold Your Hand et Please Please Me.
Après un Beatles For Sale (1964) un peu raté à mon goût, arrive Help (1965). Tout comme dans A Hard Day’s Night, on retrouve de grands titres comme Help !, Ticket To Ride et l’incontournable Yesterday, une des plus belles chansons au monde et peut-être celle dont il existe le plus de versions (3000 selon les estimations). Paul Mc Cartney a rêvé cette chanson et, en se levant, il s’est assis au piano et l’a joué immédiatement.
Le 3 décembre 1965 sort Rubber Soul, l’album qui marque un tournant dans la carrière du groupe. Avec 1,2 million d’exemplaires vendus en 9 jours aux USA, c’est le disque qui ouvre la musique des Beatles vers de nouveaux horizons. George Harrison y joue du sitar et la période « gentils garçons » est révolue. George Martin commence à travailler sur des orchestrations plus fouillées. Le talent de composition du duo Lennon/McCartney reste exceptionnel. On trouve dans cet album : Drive My Car, Nowergian Wood, Michelle, In My Life, Run For Your Life et Nowhere Man dont les harmonies vocales semble demander une certaine concentration à nos amis.
L’évolution du groupe continue avec l’excellent Revolver, dernier opus avant l’arrivée du psychédélisme et du chef-d’œuvre Sgt. Pepper. Le millésime de 1966 figure donc aujourd’hui à la 3ème position des 500 plus grands albums pour le magazine Rolling Stone. On y retrouve entre autres : Taxman, Good Day Sunshine, Eleanore Rigby, Got To Get You Into My Life et le bouleversant For No One.
Avec Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, les Beatles éclatent les derniers remparts qui les enfermaient dans un style musical. Grâce à ce chef-d’œuvre, bon nombre de groupes (Queen en tête) exploreront les possibilités harmoniques de la musique classique. Il est dit dans Wikipédia :
« Par son retentissement, par la façon dont il a révolutionné l’industrie du disque, par sa durée de vie dans les hit-parades, par la force avec laquelle il a capté l’air de son temps — il fut la « bande sonore » du Summer of Love —, Sgt. Pepper reste encore à ce jour une pierre angulaire de l’histoire de la musique et de la culture populaire de la seconde moitié du XXe siècle. » Que peut-on ajouter si ce n’est que le travail de George Martin aux orchestrations et à la production est exceptionnel. De Sgt. Pepper, With A Little Help From My Friends, lucy In The Sky With Diamonds, à When I’m Sixty-Four, rien n’est à jeter dans cet album. Lennon/McCartney offrent ici l’une de leurs meilleurs collaborations avec A Day In The Life.
Après un tel succès populaire et médiatique, chacun retourne dans son coin pour composer le double album blanc. Beaucoup moins homogène que les précédents, on sent une certaine tension au sein du groupe. Pourtant, les titres marquants sont légion dans cette production de 1968 : Back In The USSR, While My Guitar Gently Weeps, Dear Prudence, Blackbird, I Will, Birthday, Helter Skelter, Revolution, Honey Pie… Happiness Is A Warm Gun à la saveur acide et aux nombreux changements de rythmes, donne à John Lennon, l’occasion d’étonner encore les auditeurs.
Pour le film Yellow Submarine (1969), les Beatles proposent une bande-son assez fade. À part Hey Bulldog et All You Need Is Love, cet album passerait facilement aux oubliettes. Heureusement, en 1969, Abbey Road voit le jour. À mon avis, le meilleur album du groupe à la pochette mondialement connue est le plus troublant. Les titres sont exceptionnels : on passe de la lourdeur d’I Want You à la légèreté d’Here Comes The Sun pour terminer sur une longue suite composée par McCartney annonciatrice du rock progressif. George Harrison y compose son plus beau titre : Something.
Quand au travail de composition de McCartney et de producteur/Arrangeur de George Martin, on touche à la perfection :
Il ne reste plus aux Beatles qu’à nous dire au revoir et c’est avec Let It be, un album souvent critiqué à tort qu’ils s’acquittent de cette lourde tâche. On y retrouve 3 superbes titres : The Long And Winding Road, Get Back et Let It Be. Le chant du cygne et l’hymne incontournable qui laissa le rock en deuil. Comme la fin d’une amitié qu’on croyait éternelle. Le dernier sursaut de génie des 4 de Liverpool accompagnés de Yoko Ono (surtout John Lennon).
Pour se quitter en bon terme, voici un petit exemple de ce qu’on peut faire sur un toit. (Parce que c’est vrai qu’à part arrêter la pluie, un toit, ça ne sert pas à grand-chose). Get Back avec Billy Preston au piano et les forces de police à la porte.
Bye les amis !
Defnael







