NOBUO UEMATSU le maestro de FINAL FANTASY (suite)

décembre 4, 2011 0 Par admin

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Nous nous étions arrêté à l’arrivée de la nouvelle console de jeu, Playstation et de Final Fantasy VII en 1997. Autant dire que si sur le 6ème opus, Nobuo Uematsu a poussé la Snes à ses limites technologiques, pour FFVII il s’est surpassé pour offrir des thèmes musicaux imparables. Qui ne se souvient pas des longues traversées de la carte à dos de chocobos, de la puissance des combats ou des moments de tendresse entre les personnages ? Uematsu arrive ici à transporter le joueur dans son monde onirique et à le faire voyager au grès de l’aventure. On retrouve ici, tout le romantisme des grandes épopées nippones assez bien rendues dans le thème d’Aeris, dans sa version orchestrale :

Avec Final Fantasy VIII, le romantisme atteint son apogée dans cette grande histoire d’amour et cette quête de l’identité. Le compositeur ne réitère pas l’exploit des deux précédents opus mais arrive à émouvoir au plus haut point, grâce à des pièces d’une tendresse absolue. Ayant un coeur d’artichaut, j’ai un petit faible pour cet épisode. Les musiques de Final Fantasy remportent un tel succès, qu’après les versions originales, orchestrales et celtiques (pour l’épisode VI), c’est au tour du piano de faire son entrée dans le petit monde des FF :

Final Fantasy IX, avec son univers proche des premiers opus, permet à Uematsu de composer 3 heures de musique allant du flamenco au Metal en passant par le symphonique. C’est l’occasion pour lui d’exploiter au maximum les capacités de la playstation (PSX) en fin de course. Le jeu est aujourd’hui considéré comme le must sur cette console et les musiques qui l’accompagnent ont marqué toute une génération de joueurs. On y retrouve évidemment la chanson phare de l’épisode ainsi que de nombreux thèmes dans le style habituel du compositeur. Pour ma part, quand je suis tombé sur You’re Not Alone durant ma première partie, j’ai simplement posé la manette et savouré la musique. La force et le talent de Uematsu parvient à toucher avec quelques notes et à transporter son auditeur ou il le souhaite. Pour cette raison, ce sera le seul thème de cet article en version originale (celle que l’on écoute en jouant et avec des images du jeu s’il vous plait) :

Avec l’épisode X, Nobuo Uematsu perd l’exclusivité des compositions musicales sur la série. C’est pourtant encore lui qui signe les meilleurs titres avec notamment le thème At Zanarkand, sobre et épique. La version orchestrale est un petit bijou digne des grands compositeurs japonais comme Joe Hisaishi (célèbre pour avoir écrit les musiques des films de Miyazaki). La classe ! :

Autant le dire tout de suite, avec l’arrivée de la Playstation 2 et le départ de Nobuo Uematsu, la série des Final Fantasy s’est rapidement dégradée, au point d’en devenir pathétique sur l’épisode XIII. Tout le côté artistique et personnel qui faisait la force de cette saga, a laissé place à la technique et au rendu graphique. Certes, c’est devenu très beau mais tellement ennuyeux.

Avec l’arrivée de l’épisode XIV (online), Uematsu fait son grand retour. Pour avoir déjà écouté la B.O., je peux vous dire qu’il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’exceptionnel. J’espère que le jeu saura se montrer à la hauteur des grandes heures de Final Fantasy… Mais j’en doute.

Bon, je n’ai pas parlé des films ni de la série animée mais pour les fans du mythique épisode VII, je conseille vivement le visionnage de Final Fantasy VII : Advent Children, juste pour les images et la musique. L’histoire étant quelque peu alambiquée. Très prochainement, au Japon, l’épisode XIII-2 devrait voir le jour et la traduction est prévu pour une sortie française début 2013. Patience donc, car cet opus a été conçu pour les fans comme moi, déçu par le côté linéaire de l’aventure précédente.

On se quitte donc avec les Black Mages (Nobuo Uematsu aux claviers) accompagnés d’un orchestre symphonique et de choeurs, sur le titre One Winged Angel, tiré du film Final Fantasy VII : Advent Children. Et ca décoiffe !:

Et avec l’imparable thème de Terra, tiré de Final Fantasy VI, en version orchestrale s’il vous plait ! :

Defnael